IG2I, une page qui se tourne

Eh oui ! Depuis 2012, j’étudie l’informatique et les sciences industrielles à l’IG2I de Lens, l’Institut du Génie Informatique et Industriel, et ce jeudi marquait ma dernière journée de cours. Jusque la fin de l’année universitaire, je serai en stage de fin d’études chez Perfect Memory à Clermont-Ferrand, et après ça, bye bye 2i !

Ce qui est sûr à propos de ces cinq années passées à Lens, c’est que je ne les ai pas vues passer, notamment à cause (grâce ?) aux stages qui rendent les années académiques plus courtes et qui rythment toute la formation. J’aimerais revenir rapidement sur mes différents stages pour faire une rétrospective de toutes ces expériences professionnalisantes qui font qu’aujourd’hui, intégrer une entreprise ne m’a pas l’air insurmontable comme avant.

2013 – Boulanger

Le stage de première année se veut un stage ouvrier, qui a pour but de nous faire découvrir le monde de l’entreprise. J’avais travaillé pendant cinq semaines comme conseiller technique (comprenez vendeur) dans le magasin d’électroménager Boulanger, à Béthune. J’avais intégré la section « Petit électroménager », donc je vendais des cafetières, des aspirateurs ou des rasoirs électriques. Il m’est parfois arrivé de m’écarter un peu de mon rayon et de vendre une télé ou une machine à laver.

Ce stage me laisse le souvenir d’une bonne expérience : le contact avec les clients est quelque chose qui me plaît, et l’équipe avec qui je travaillais était super sympa.

2014 – WePopp

Le stage de deuxième est un stage technicien ; notre bagage scientifique et technique est censé être suffisant pour prétendre à un poste dans l’informatique. J’avais donc rejoint pour trois mois la start-up WePopp à Paris pour travailler sur leur application Android. Les trois fondateurs travaillaient avec Objective-C et développaient la version iPhone de leur application, et la version Android était devenue complètement obsolète ; j’ai donc été chargé de la refondre.

Ce qui est intéressant à propos de ce stage, c’est que je ne connaissais pas du tout la programmation Android lorsque j’ai répondu à leur offre. J’ai potassé quelques cours avant de passer un entretien, et j’ai eu le stage ! J’ai bachoté un peu plus en attendant le début du stage, et, une fois le moment venu, tout s’est très bien passé ! 🙂

2015 – Dachser

Le stage de troisième année est sans doute le préféré de tous les IG2iens : c’est le stage à l’étranger. Trois mois minimum dans un pays anglophone. Le seul désavantage de ce genre de stage, c’est que chercher un boulot à l’étranger pour trois mois, avec tout ce que ça implique de frais (voyage, visas et autres), c’est pas évident quand on est étudiant.

Quoi qu’il en soit, je me suis dégotté un stage chez Dachser, une grosse entreprise de transport, dans leur agence de Dartford, aux alentours de Londres. Je n’ai pas fait d’informatique à proprement parler au cours de ce stage : je faisais de la saisie administrative et de la résolution de litiges. De toutes façons, l’intérêt de ce stage n’était pas dans le travail, mais dans la découverte de l’Angleterre ! Pendant ces trois mois, j’ai rencontré plein de gens super, découvert plein d’endroits, en j’en ai appris plus sur la culture anglaise qu’en 10 ans de cours d’anglais !

À vrai dire, je pense que dès que l’opportunité se présente, je retournerai en Angleterre. L’état d’esprit des Anglais me correspond beaucoup plus que celui des Français.

2015 – Getec

Ah, Getec. Le seul de mes stages qui se soit mal passé. En quatrième année, le stage dure six mois et a pour intitulé « apprenant ingénieur ». En gros, on n’est plus de simples techniciens qui font ce qu’on leur demande, il faut participer à des prises de décisions et à de la gestion de projet.

J’ai rejoint Getec, une PMI d’une cinquantaine d’employés qui fait dans la tôlerie de précision, à Arras. La société n’avait personne pour gérer son parc informatique, et c’est là que je suis intervenu. Le stage était très intéressant : j’ai pu participer à un projet de changement d’ERP (qui n’a pas abouti, mais quand même), à la mise en place d’une vraie politique de sauvegarde, et au développement d’un logiciel de devis personnalisé. Bref, que du bonheur.

Là où le bât a blessé, c’est dans ma relation avec le dirigeant de cette petite société. L’entreprise était dirigée par le même personnage depuis sa création en 1990, et quel personnage ! Je n’ai pas envie de déterrer la hache de guerre maintenant, ni de dire du mal à son sujet sur Internet, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que François Turk m’aura donner du fil à retordre.

En y repensant, je me dis que malgré l’ambiance exécrable de ce stage, ce fut une expérience très intéressante, dans le sens où en plus d’avoir découvert beaucoup de choses, j’ai appris à gérer pas mal de situations conflictuelles.

2017 – Perfect Memory

Ici, nous allons parler du futur, puisqu’à l’heure où j’écris ces lignes, mon stage de fin d’études n’a pas encore commencé. Ce stage, c’est la consécration, l’aboutissement de nos cinq années de formation. Il marque la transition entre le monde académique et le monde professionnel.

En ce qui me concerne, je vais rejoindre les quinze personnes qui forment l’équipe de Perfect Memory, à Clermont-Ferrand. Ils développent des logiciels sémantiques pour l’indexation et l’annotation de contenu multimédia. Mon stage chez eux constitue la suite logique de notre projet de fin d’études, projet pour lequel Perfect Memory était un partenaire financier.

Je n’ai aucun doute sur le fait que le stage se passe bien, mais il faut bien avouer que partir à Clermont-Ferrand va être une nouvelle aventure. Après Paris et Dartford, c’est la troisième fois que je vais me retrouver parachuté dans une ville qui m’est totalement inconnue.

En tous cas, mes années estudiantines touchent à leur fin. Je me souviendrai longtemps du temps passé dans les salles de l’IG2I, des choses que j’y ai apprises, et surtout des personnes que j’y ai rencontrées !

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